Mon parcours
Infirmier de nuit depuis plus de dix ans. Voici mon chemin, et ce qui m’a amené à créer Nightcare.
Je m’appelle Florian. Je suis infirmier diplômé d’État depuis 2015, formé à l’IFSI du CHU de Dijon.
Je suis également titulaire d’un BTS Commerce International (2011) et d’un Diplôme Universitaire en addictologie (Université Paris Cité, 2019).
J’ai débuté ma carrière au CHU de Dijon, au sein d’un pôle de neurologie, où j’ai assuré la prise en charge de patients atteints de pathologies neuro-vasculaires (AVC ischémiques et hémorragiques) ainsi que de maladies neuro-dégénératives telles que la sclérose en plaques, la SLA, la maladie de Parkinson ou la maladie d’Alzheimer.
Après une première année d’exercice, j’ai quitté la Bourgogne pour m’installer à Paris, où j’ai intégré un service d’infectiologie dans un hôpital privé. J’y ai accompagné des patients porteurs de viroses chroniques, notamment le VIH en stade SIDA à un stade avancé, souvent associées à des comorbidités liées à l’immunodéficience (sarcome de Kaposi, toxoplasmose cérébrale, lymphomes, tuberculose…).
Ces parcours de soins, fréquemment marqués par la précarité sociale et des problématiques de toxicomanie, ancienne ou active, ont profondément enrichi ma pratique et m’ont conduit à approfondir mes compétences. J’ai ainsi repris un cursus universitaire en validant un Diplôme Universitaire en addictologie et psychiatrie.
En 2023, j’ai fait le choix de revenir vivre en Bourgogne, ma région natale. J’exerce aujourd’hui, toujours de nuit 🌙, au sein d’une polyclinique, en alternant des activités de Soins Médicaux et de Réadaptation (SMR) et de médecine oncologie / soins palliatifs.
Ces années de travail de nuit m’ont appris à écouter autrement : les patients, leurs proches… mais aussi les soignants eux-mêmes.
J’ai également mesuré ce que ce rythme peut coûter sur la durée : fatigue chronique, sommeil morcelé, isolement, difficulté à concilier vie professionnelle et vie personnelle — et parfois ce sentiment diffus d’être moins reconnu que les équipes de jour.
Nightcare est né de ce constat.
Un guide concret, pensé pour la réalité du travail de nuit, avec un objectif clair : préserver sa santé, tenir dans le temps et rester aligné avec le sens de son métier — sans s’éteindre.
Je mets un point d’honneur à appliquer ce que je transmets. La déontologie est centrale dans ma pratique, et je ne conçois pas de proposer une formation que je ne serais pas capable d’incarner moi-même. C’est cette exigence qui explique le temps nécessaire à la création de Nightcare : un travail de fond, professionnel mais aussi personnel, indispensable pour rester juste et sincère.
Je suis convaincu que cette authenticité sera reconnue par les soignants qui choisiront de s’appuyer sur Nightcare.